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La pandémie de Covid-19 a dessiné un monde hors du temps. Depuis plusieurs semaines, la planète s’est mise sur pause. Si les conséquences sur l’économie mondiale sont dramatiques, elles le sont moins sur l’environnement. Au contraire, le confinement de 3,4 milliards de personnes a permis à la nature de respirer à nouveau et de reprendre ses droits.

Covid-19: la dépollution de l’air

Le Covid-19 a engendré le confinement des populations et a ainsi bousculé les modes de vie de toute une planète. D’abord instauré en Chine, le confinement s’est ensuite étendu aux autres continents. L’apoplexie quasi mondiale a vite montré des effets sur l’environnement et notamment sur la qualité de l’air. En effet, l’Agence Spatiale Européenne a diffusé à un an d’intervalle, soit en mars 2019 et mars 2020, les images satellites de la France, de l’Espagne et de l’Italie. Il apparaît très clairement une diminution spectaculaire du niveau de concentration en dioxyde d’azote par rapport au niveau habituel relevé pour les capitales de ces 3 pays. Même constat pour la Chine qui est le plus gros pollueur mondial. Entre le 1er janvier et le 25 février 2020, soit au début du confinement, la NASA a relevé un abaissement de 10 à 30% d’émissions à effet de serre dans la région de Wuhan par rapport à l’an dernier. Cette baisse des émissions de CO2 est due principalement au déclin du trafic aérien, du trafic automobile et des industries. Toutefois, l’amélioration de l’air ne sera que de courte durée. A la fin du confinement, l’économie reprendra … et ses impacts aussi.

Covid-19 : une bouffée d’oxygène pour la faune

Si le Covid-19 a fait fuir l’Homme pour laisser place à des images de rues désertes, ce n’est pas le cas du monde animal. Bien au contraire. Grâce au Covid-19, la pollution sonore diminue et la faune est ainsi moins dérangée. Habituellement bercées par le ronronnement et les klaxons des voitures, les grandes villes le sont maintenant par le chant des oiseaux. Cette réduction du bruit et de l’activité humaine bénéficient à l’environnement. C’est ainsi que des images jamais vues auparavant sont relayées. Aux quatre coins de la planète, des scènes incroyables et insolites ont fleuries. A Venise, grâce à l’arrêt du balai incessant des bateaux de croisières, la rivière reprend sa couleur d’origine. A Marseille, les rorquals et dauphins sont réapparus dans les calanques. Des animaux sauvages, à la recherche de nourriture, envahissent les villes. C’est le cas au Japon où des cerfs se baladent dans la ville de Nara. Mais aussi au Chili, où un cougar s’est promené à Santiago. Que ce soit en milieu terrestre ou maritime, le CNRS a démontré que la pollution sonore affecte les animaux. Le Covid-19 illustre bien les propos de cette étude en montrant le parallèle entre l’activité humaine et le développement des espèces. 

Le Covid-19 sonne comme un cri d’alarme de la planète à destination des Hommes. Si ces quelques mois auront permis à la nature de se régénérer, ils ne seront pas suffisants pour limiter le dérèglement climatique. D’ailleurs, la crainte d’un effet boomerang après le confinement se fait sentir. A nous, citoyens, entreprises, gouvernements de garder cette dynamique et de continuer nos efforts en matière de transition énergétique. Nous devons nous appuyer sur cette crise pour relancer la croissance verte.