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Signé en 2015 par 195 États, l’accord de Paris prévoit de limiter à 2° C le réchauffement climatique. Le 4 novembre dernier, les Etats-Unis se sont officiellement retirés de cet engagement. Mais la situation pourrait s’inverser avec Joe Biden nouvellement élu président et partisan d’une politique climatique ambitieuse. La réintroduction des Etats-Unis dans l’accord de Paris présage-t-il un regain d’intérêt climatique sur le plan international ?

Politique climatique : le retour des Etats-Unis dans le combat environnemental

Les élections présidentielles américaines ont un poids dans la lutte contre le changement climatique. Joe Biden, 46ème président des Etats-Unis, a affiché pendant sa campagne, la volonté de rétablir une stratégie environnementale au sein du pays. Ainsi, dès son investiture le 20 janvier prochain, il déclenchera la procédure pour réintégrer l’accord de Paris. Comme tous les pays, les Etats-Unis sont touchés économiquement par la crise du Covid-19. A l’image des autres pays européens comme la France, Joe Biden souhaite une relance verte pour amener les Etats-Unis vers la neutralité carbone en 2050 et obtenir en 2035 une électricité entièrement décarbonée. Pour y parvenir, un financement de 1 700 milliards de dollars, étalé sur 4 ans, sera dédié intégralement à la transition énergétique. Cet investissement permettra notamment de développer une mobilité durable avec les véhicules électriques et de construire des bâtiments à faible impact carbone. Il aspire également à restaurer les textes de lois relatifs à la protection de l’environnement. Si les Etats-Unis parviennent à respecter ces objectifs, selon le chercheur néerlandais Niklas Höhne, ils pourraient réduire, à eux seuls, la hausse de température de 0,1°C.

Une politique climatique relancée à l’internationale ?

Suite à l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, d’autres pays ont suivi le même chemin, brisant ainsi une cohésion internationale sur le plan environnemental. Ainsi l’Australie, le Brésil, l’Arabie Saoudite, ont préféré revoir à la baisse leurs ambitions écologiques et favoriser leur économie qui repose sur des industries très polluantes. Le retour des Etats-Unis, 2ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre, sur le devant de la scène environnementale pourrait redonner un élan dans cette bataille contre le dérèglement climatique. Les déclarations de Laurent Fabius le 6 novembre dernier vont en ce sens. Président de la COP 21, il estime que le réengagement des Etats Unis dans les accords de Paris garantirait “ une relance coordonnée et mondiale de l’action climatique”. La présence des Etats-Unis à la COP 26 à Glasgow en 2021 pourrait donner lieu à de nouveaux engagements internationaux en faveur du climat. 

L’élection d’un nouveau président des Etats-Unis, première puissance mondiale, désirant redonner une politique climatique dans son pays est annonciateur d’espoir dans la construction d’une économie mondiale verte et solidaire.