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Peu à peu, les pays autorisent le déconfinement des populations. Après l’observation d’une chute des émissions de CO2 due à l’arrêt de l’activité humaine, l’après confinement se prépare. La crainte d’une hausse des émissions pour rattraper les retards économiques se fait sentir du côté des défenseurs de l’environnement. Pour ne pas revivre une telle crise, un plan de relance verte à l’échelle mondiale doit être envisagé.

Un appel à une relance verte

La crise du Covid-19 a montré la nécessité de protéger notre écosystème. En effet, les impacts du confinement mondial ont été bénéfiques pour l’environnement. La baisse de dioxyde de carbone observée en Chine équivaut à 200 millions de tonnes de CO2 en moins selon une estimation du Centre de recherche sur l’énergie et la qualité de l’air. En France, le Haut Conseil pour le climat estime entre 5 et 15% le recul de CO2 sur l’année 2020. Afin de garder cette impulsion positive sur la planète, il est nécessaire de prévoir dès maintenant une sortie de crise basée sur une relance verte. Les efforts faits auparavant, mais certes insuffisants, doivent être poursuivis. Les conséquences dramatiques sur l’économie mondiale ne doivent pas dicter un plan de relance au détriment d’une croissance verte. Et pourtant, certains pays commencent à vouloir mettre de côté les enjeux climatiques. La Pologne et la République Tchèque ont plaidé pour l’abandon du Green Deal européen. Pour rappel, présenté en décembre 2019, le Green Deal européen ou pacte vert pour l’Europe fixe un cadre réunissant un ensemble d’actions et d’investissements afin que l’Europe atteigne la neutralité carbone en 2050. Malgré la crise, la France va en ce sens et ne renonce pas à ses objectifs ambitieux en matière de transition énergétique. Elle a publié au Journal Officiel, la Publication Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) et la stratégie nationale bas carbone (SNBC).

Relance verte : un modèle économique vertueux

Suite à la crise de 2008, les émissions de CO2 avait bondi de 5% afin de relancer l’économie rapidement. Un tel scénario serait inenvisageable. La rapidité à laquelle la planète se réchauffe ne permet plus de négliger le dérèglement climatique dans les futures prises de décisions économiques. En effet, selon les résultats d’une recherche internationale publiée dans la revue Nature, le coût de l’inaction climatique pourrait être équivalent au coût d’une pandémie par an jusqu’en 2100. Soit un coût compris entre 1 900 et 10 000 milliards de dollars par an. Ce qui représente environ dix fois plus que le montant investi dans des mesures visant à respecter les accords de Paris. Il est donc essentiel de ne pas opposer environnement et économie. Bien au contraire. A l’initiative de Pascal Canfin, député européen et Président de la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, la tribune d’une alliance pour une relance verte, signée par 200 personnalités, prône la nécessité d’un nouveau modèle économique fondé sur des investissements écologiques. Celui-ci serait vecteur d’emploi, de prospérité et nous protégerait contre le risque de crises futures.  D’ailleurs, l’Agence internationale sur les énergies renouvelables (Irena) l’affirme. Elle indique dans son rapport une hausse de 2,4% du PIB mondial en 2050 grâce à la transition énergétique. De plus, elle précise qu’à l’horizon 2050, le secteur des énergies renouvelables compterait 42 millions de postes dans le monde. 

La tentation de recourir aux énergies fossiles est grande pour redynamiser l’économie. Toutefois, l’éveil des consciences sur les problématiques environnementales tend à créer une finance plus propre. La relance verte permettrait ainsi de repenser un modèle économique qui n’est plus en adéquation avec les valeurs et les enjeux du monde de demain.